TFGA #12 – Et si on se posait ?

TFGA est un exercice mensuel proposé par Alex Effect à tous les amoureux de jeux vidéo, qui consiste à dresser un Top 5 sur un thème imposé. Son article liste toutes les contributions du mois.

Les TFGA fêtent déjà leur premier anniversaire ! Ce que ça passe vite quand on écrit sur des choses qu’on aime. Et dire que je fais partie de l’aventure depuis… le numéro 2 ???? Qu’est-ce que c’est que ce scandale ?

Alors que je me pose pour jeter un regard en arrière sur les TFGA, je me rappelle à quel point je n’aime pas m’autoévaluer. Alors classer mes classements, ça va être compliqué. Donc une fois n’est pas coutume (souvenez-vous du TFGA « Les femmes de nos vies »), je vais tricher !

Comme je suis perfectionniste, j’ai une autre idée pour célébrer cet anniversaire.


TFGA #1 – Ces jeux qui auraient mérité meilleure promo

TFGA est un exercice mensuel proposé par Alex Effect à tous les amoureux de jeux vidéo, qui consiste à dresser un Top 5 sur un thème imposé. Son article liste toutes les contributions du mois.

Je suis certain que nous avons tous une poignée de jeux que nous avons adorés mais qui n’évoquent rien aux gens auxquels on en parle. Regardez comme il est rageant de voir tous les jeux que Hideki Kamiya a créés après être parti de chez Capcom se noyer dans un statut de « jeu-niche pour joueurs avertis ». Okami, Bayonetta, The Wonderful 101, autant de jeux raffinés et rafraîchissants, bourrés de style et de bonnes idées, qui finissent systématiquement dans l’ombre d’Assassin’s Creed 13 et de Call of Duty 45. Déprimant.

Moi aussi, certains jeux très chers à mon coeur, parce que particuliers et qui mériteraient d’être plus importants qu’ils ne le sont, me donnent envie de devenir une superstar du show-business juste pour scander à toutes mes interviews : « Jouez à Affordable Space Adventures, c’est le jeux qui utilise le mieux le WiiU GamePad !!! »

Ceci étant dit, j’exclurai du classement tout jeu indépendant, car un manque de moyens pour la promo est justement le prix de l’indépendance… (Même si Affordable Space Adventures est vraiment exceptionnel).

5. La franchise Pikmin

Les jeux de la franchise Pikmin n’ont vraiment pas de bol. Ils sont sortis sur les deux consoles les moins bien vendues de l’histoire de Nintendo (à l’exception du Virtual Boy, mais faut-il vraiment en parler ?). Du coup, au niveau de la visibilité, c’est pas la folie. Et c’est grave !

Parce que Pikmin, c’est trop bien. Les jeux Pikmin proposent une variation de gameplay autour du genre des jeux Real Time Strategy, un genre presque impossible à réaliser correctement sur console. Du coup, ces jeux sont vraiment particuliers et il n’y a pas grand chose d’autre que Pikmin qui sont « comme Pikmin ». Pikmin est un jeu rafraîchissant et plein de charme. L’univers de cette série est adorable et extrêmement dur à la fois : le premier qui me dit que c’est pas un jeu pour adulte, j’attends de voir sa tête la première fois qu’une de ses erreurs de commandement coûte la vie à 20 Pikmin.

En plus, chaque jeu de la série apporte plein de nouvelles idées avec lui. Le deuxième était une vaste expansion par rapport au premier, et le plus récent incorpore plusieurs nouvelles dynamiques faisant usage du GamePad intelligemment, ainsi qu’un mode Challenge et un mode Bingo Battle proposant du jeu compétitif vraiment unique en son genre.

Cette série jouira-t-elle un jour de la célébrité qu’elle mérite ?


4. Eternal Darkness – Sanity’s Requiem

Tiens, tiens, GameCube, comme on se retrouve ! Et cette fois-ci, avec un de tes jeux de lancement.

Les pratiques financières de Denis Dyack ont beau être aussi douteuses que le catalogue de son studio Silicon Knights, ce qu’ils ont fait à l’époque de la GameCube est irréprochable. Avant d’offrir à la console la version ultime de l’original Metal Gear Solid (le fameux The Twin Snakes), l’équipe réalisa un de ses jeux de lancement : le très sérieux et très, très effrayant Eternal Darkness.

Argument-massue éternel à jeter dans la face des gens qui disent que Nintendo ne fait jamais de jeux « matures », Eternel Darkness raconte l’histoire d’un mal ancestral fomentant son inéluctable réveil en manipulant des humains à travers les siècles pour réunir les conditions nécessaires. La trame narrative est excellente, nous mettant dans la peau de plusieurs de ces pauvres humains qui vont, contre leur gré, aider le mal à grandir (et en général y perdre la vie), et le gameplay, sans être tout à fait révolutionnaire, a le mérite d’introduire une troisième jauge (à côté de celle de vie et de celle de magie) : la santé mentale.

Les phénomènes se produisant dans le jeu quand notre barre de santé mentale est au plus bas sont absolument cultes et je suis certain que le paysage des jeux d’horreur serait bien différent si ce jeu novateur avait connu une plus grande notoriété.


3. Conker’s Bad Fur Day

Conker’s Bad Fur Day est ce que le medium jeu vidéo a de mieux à offrir en termes d’hommage et de satire à la fois. Bourré de références culturelles (musicales et cinématographiques) à la fois épiques et hilarantes, crachant allègrement sur ce qui faisait la force de la Nintendo 64, et donc sur Rareware eux-mêmes, Conker donne l’impression, pendant quelques minutes, d’être une sorte de Banjo-Kazooie avec la gueule de bois, avant de partir dans des extrêmes absurdes et délectables à base de mauvais goût volontaire et revendiqué, pour proposer un des jeux les plus agréables et frustrants à la fois, d’un genre totalement indéfinissable. Il y a de la plateforme, de l’aventure, de l’énigme, du surf sur la lave, du domptage de dinosaure, du shooter guerrier, et beaucoup, beaucoup d’excréments. On a vraiment l’impression de voir Rareware se lancer dans un nouveau jeu de plateforme 3D champêtre et progressivement froisser les plans et les jeter à la corbeille, pour s’en éloigner autant que possible.

Pour moi, Conker’s Bad Fur Day est un jeu incontournable pour le changement qu’il apportait à un genre qui s’essoufflait. Exactement comme les deux suivants.


1 ex-aequo. Spec Ops: The Line

C’est la fête au village.

Je vous promets, je joue aussi sur d’autres consoles que celles de Nintendo ! D’ailleurs le numéro 6 de ce top 5 est Tearaway sur PlayStation Vita.

La raison pour laquelle nous avons deux numéros 1 ex-aequo est très simple : ces deux jeux m’ont bouleversé et je serais bien incapable de vous dire quel bouleversement est plus déséquilibrant que l’autre.

Spec Ops: The Line, que mes amis et moi-même appelons juste The Line parce que ce titre lui irait infiniment mieux, est un shooter à la troisième personne (TPS) très guidé par son scénario qui nous fait incarner un américain blanc avec une barbe de trois jours, la trentaine, qui a quelques soucis en ce qui concerne ses valeurs et va traverser un long périple pour se confronter à ses faiblesses. Si ça vous rappelle quelque chose, c’est parce que la moitié des jeux de la septième génération partageait ces prémices.

Ce que j’aime dans The Line, c’est qu’il ne plaisante pas DU TOUT avec ces prémices. Comme ce que j’écris ici est là pour vous donner envie d’essayer ces jeux, je ne vais pas en dire trop sur ce qui s’y passe, mais sachez ceci : ce jeu va vous faire vous sentir horriblement mal. Pas à cause de ce qui vous arrive, mais à cause de ce que vous faites.

Ce jeu est un jeu psychologique, quoi qu’en dise son titre, qui nous met effectivement dans la peau des personnages qu’on pouvait déjà suivre dans la nouvelle Heart of Darkness et dans le film Apocalypse Now. Un jeu vraiment dur, qui fait peser sur votre conscience chacune des vies que vous prenez et chacune dont vous causez la perte. Un jeu qui vous montre qu’un « héros de guerre », c’est une expression vraiment très, très relative.

Le tout dans des décors superbes et convaincants et avec une soundtrack à faire pâlir tous les autres TPS de la génération : Jimi Hendrix, Mogwai, Alice In Chains, Björk, Deep Purple, Nine Inch Nails, pour n’en citer que six.

Ce jeu n’est pas parfait, mais il est sacrément bon et il met drastiquement en perspective les milliards de kills que la série Call of Duty a rassemblés en une dizaine d’années.


1 ex-aequo. Xenoblade Chronicles

Alex : lui, c’est le Mechonis. Le Bionis, c’est l’herbe en bas.

Un jour, il faudrait que j’arrête de parler de ce jeu parce que je commence à manquer d’images et de vidéos à incorporer pour l’illustrer.

Ah, c’est sûr, ce jeu aurait pu avoir un peu plus de promo en occident ! Parce que là on peut carrément parler de promo en négatif ! Le jeu est sorti en toute discrétion au Japon, avec aucun projet chez Nintendo de nous l’apporter ici. Il a fallu que des fans curieux en entendent parler et lancent une pétition pour que le jeu (ainsi que The Last Story et Pandora’s Tower, toujours sur Wii) arrive dans nos contrées. Merci, donc, Operation Rainfall.

Avant de jouer à Xenoblade Chronicles, mon JRPG préféré absolu était Final Fantasy VIII. Parce que FFVIII avait une histoire que je trouvais vraiment belle et singulière, et bien racontée. Parce qu’il avait un système de combat dynamique super agréable à exploiter une fois maîtrisé. Parce qu’il a pour moi les meilleures musiques de la série Final Fantasy, notamment la meilleure musique de combat de boss possible !

Quand j’ai joué à Xenoblade Chronicles, il s’est hissé progressivement juste à côté de Final Fantasy VIII dans mon coeur. Ces deux jeux sont mes deux JRPG préférés, l’un parce qu’il avait atteint la pointe de qualité dans le genre sous sa forme « classique », l’autre parce qu’il l’a fait renaître à mes yeux. Tous les amateurs de JRPG doivent à tout prix jouer à ce jeu. Son histoire est vraiment belle et singulière, et bien racontée. Son système de combat est archi-dynamique et carrément jouissif à manipuler une fois maîtrisé. Il a pour moi la meilleure OST qu’un JRPG ait jamais eue et « You Will Know Our Names » est la meilleure musique de combat de boss que je connaisse.

Je suis totalement incapable d’arrêter d’être élogieux avec ce jeu et c’est dramatique qu’aussi peu de gens y aient joué, parce que le prochain arrive bientôt et toute la planète devrait être en train de trembler d’impatience pour ça. Oui oui, comme si elle était humanoïde.

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5 réflexions sur “TFGA #12 – Et si on se posait ?

  1. Alexandre dit :

    Mais du coup tu me poses une colle vilain : dois-je considérer cet article comme un rattrapage du n°1 et/ou une contribution au n°12 ?!

    En tout cas comme toujours j’en ai beaucoup aimé la lecture. Si Xenoblade attend toujours sur WiiU que je lâche un peu la PS4, Eternal Darkness m’a beaucoup plu dans ta description 🙂

    La profondeur du récit et cette notion de jauge de folie a l’air vraiment intéressante et je pense pouvoir comprendre pourquoi il t’a marqué.

    Enfin les Pikmin … comme tu dis, c’est dommage. Le concept est pourtant excellent, mais j’ai l’impression d’être seul au monde quand parfois j’en parle.

    Te voilà au complet alors, et connaissant le thème du prochain TFGA, j’ai déjà hâte de te lire 😉

    • A ton tour de te gratter la tête, mwahaha !

      Eternal Darkness est vraiment une tentative intéressante, en termes de narration morcelée et de construction de l’ambiance. Si ta GameCube marche encore et que tu te sens capable de surmonter le vieillissement des graphismes, je te recommande.

      C’est quoi le prochain thème, dis-donc ?

      • Alexandre dit :

        Oh les graphismes dépassés ne me dépaysent pas, surtout que je vais bientôt tenir une promesse faite à ma femme (et à moi-même) de faire FF8 pour la première fois 😮

        Mais voilà, plus de GC, et le jeu PC via émulation ne me tente pas trop … tant pis, j’aurais fait une belle découverte !

        Et pour ce qui est du thème … il faudra attendre un petit peu :p

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