TFGA #14 – Le Changement, c’est maintenant

TFGA est un exercice mensuel proposé par Alex Effect à tous les amoureux de jeux vidéo, qui consiste à dresser un Top 5 sur un thème imposé. Son article liste toutes les contributions du mois.

Félicitations à Alex pour avoir eu la riche idée de faire succéder au vitriol du mois dernier un petit peu de coton pour panser et penser au positif. Si on joue tous toujours, c’est qu’il y a toujours du bon. Et vu qu’il y a du pire, il y a forcément du mieux.

Alors, quoi de neuf, joueur ?


 

5. Le foisonnement, partie I : les joueurs

S’il y a bien une chose qui me réjouit presque immédiatement quand je visite quotidiennement les sites consacrés aux jeux vidéos auxquels je suis habitué, c’est de voir à quel point la communauté des joueurs est peuplée aujourd’hui. Comme Brel le dirait, ceux qui n’ont pas vingt ans ne peuvent pas connaître l’époque où, même dans une cour de récréation d’école primaire, il était difficile de trouver d’autres gamins qui aimaient les jeux vidéo.

Aujourd’hui, je vais sur IGN.com et j’ai le plaisir de m’engueuler avec des centaines de personnes (parfois totalement stupides) parce qu’on n’est pas d’accord sur l’importance du chat vocal dans un jeu multijoueur en ligne ! Si ça c’est pas du progrès !

Aujourd’hui, je prends le quotidien gratuit dans le train et je vois des articles atrocement ignorants sur la prochaine grosse sortie de la sphère vidéoludique, et quelle n’est pas ma joie de voir que les articles lamentables sur les prochaines sorties musicales ont enfin trouvé de la compagnie !

Aujourd’hui, je vais, comme tous les jours, contribuer un peu à la communauté Genius.com, dédiée aux paroles de musique, mais je vais quand même faire un tour dans son forum Game Genius, PARCE QU’IL EXISTE.

Aujourd’hui, je vais sur twitch.tv et peut-être que je vais vibrer avec les centaines de personnes d’un chat parce qu’un speedrunner va battre un record du monde.

Même l’existence des TFGA témoigne de ça.

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Mon nom est Légion car nous sommes nombreux.


 

4. DLC is not a four-letter word

Le fait de télécharger du contenu additionnel, sur le papier, c’est quand même génial. On se plaint sans relâche des franchises annualisées, des suites faciles et du manque de créativité de certains studios. Eh bien le DLC, à terme (c’est-à-dire quand les éditeurs arrêteront d’en faire n’importe quoi), pourrait mettre fin à ce fléau. En effet, je sens que l’on approche une ère du jeu vidéo où certaines franchises incontournables prendront l’apparence d’une « plateforme » qui sortira une fois par génération, alimentée par la suite par des DLC réguliers.

Regardez Mario Kart 8 et ses excellents packs de contenu additionnel. Imaginez la possibilité d’un Little Big Planet qui sort en même temps que la prochaine PlayStation et reçoit des nouveaux outils tout au long de la neuvième génération. Une version généralisée de ce qu’est World of Warcraft aujourd’hui. Le DLC, ça peut donner vie à ça.


 

3. Le foisonnement, partie II : les créateurs

Forcément, à industrie grandissante, industriels grandissants. On est loin d’avoir fini de critiquer les pratiques diaboliques des plus grands éditeurs du medium, mais fort heureusement, ils se font lentement mais sûrement supplanter par des créateurs plus petits, plus humains, et de tous horizons qui apportent les nouvelles idées que ces financiers de pacotille fuient comme la peste par peur phobique de la moindre prise de risque.

Un exemple tout à fait parlant est le studio indépendant polonais The Astronauts qui nous a sorti, avec ses petites mains, le superbe The Vanishing of Ethan Carter.

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Le foisonnement, ça permet l’émergence de ce genre de pépites, et la liste en est longue comme le bras.

D’ailleurs…


 

2. Le foisonnement, partie III : les jeux

Vous vous rendez compte de l’époque merveilleuse à laquelle on vit, pour un fan de jeux vidéo ? Je parle pour ceux de tous bords, de tous les goûts. Tous les ans, un nouveau FIFA, un nouveau NBA 2K, un nouveau Madden NFL, un nouvel Assassin’s Creed, un nouveau Call of Duty, un nouveau Just Dance… Des jeux vieux de plusieurs années qui reçoivent encore des mises à jour et des expansions (League Of LegendsWorld of Warcraft), et d’autres qui se font rajeunir (The Legend Of Zelda: Wind WakerFinal Fantasy VII). Encore des tas de séries adorées de leurs fans qui sortent des nouveaux opus (Dragon Quest, Donkey Kong CountryMetal Gear Solid (oui bon, c’est peut-être fini…), UnchartedHaloTomb Raider et j’en passe tellement), des jeux excellents qui voient leur suite arriver (Xenoblade ChroniclesBravely DefaultThe Last Of US) et en plus de ça, des dizaines de nouvelles franchises qui se créent, chez les gros (SplatoonHorizon Zero Dawn) et chez les petits (Shovel KnightSteamworld DigUndertale et tellement d’autres pépites indépendantes).

Pour peu que vous soyez un gamer un minimum éclectique et disposant d’assez de moyens pour avoir plus d’une machine, il ne peut pas se passer un mois sans avoir au moins un jeu excitant à ajouter à votre collection. Et bien sûr, le backlog s’allonge de plus en plus, tellement qu’on espère presque une famine pour avoir le temps de revenir sur tout ce qu’on a laissé de côté.

Bien sûr, on observe une prolifération de gamers soit très jeunes soit totalement amnésiques qui vont te dire que telle ou telle console est lamentable parce qu’elle n’a pas un megahit à proposer en Avril 20xx, mais elle n’est pas si loin, l’époque où, des jeux qui nous faisaient tomber de nos chaises, on en avait trois par an.


 

1. Music = Magic

C’est tellement incroyable, le chemin parcouru par la musique de jeux vidéo au fil des décennies. Rendez-vous compte de l’époque où on hallucinait d’entendre des morceaux polyphoniques en 8-bit dans Super Mario Bros., rendez-vous compte de l’époque où il fallait se ruiner chez des importateurs peu scrupuleux pour acheter les musiques de Sonic Adventure 2. Aujourd’hui, les OST sont toutes réalisées avec des instruments organiques, souvent avec orchestre, et parfois disponibles pour 10€ sur iTunes le jour de la sortie du jeu.

Les 12 premières secondes exposent parfaitement ce que je veux dire.

Le marché des OST n’a pas encore atteint l’idéal que j’attends de pied ferme depuis mes 10 ans, mais on n’en a jamais été aussi proche, et ça, c’est fabuleux.

Vous saviez que l’OST de SplatoonSplatune, avait un morceau caché à la fin du CD 2 ?


 

Bonus

On vit aussi à l’époque où il s’est passé ça :

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4 réflexions sur “TFGA #14 – Le Changement, c’est maintenant

  1. […] Second, Zelda WiiU, la révélation du Projet NX…), j’insiste sur le n°2 de mon TFGA #14 : quelle époque formidable pour être un joueur […]

  2. Alexandre dit :

    Avec un retard aussi énorme qu’inacceptable, je viens enfin lire ce TFGA dans lequel, une nouvelle fois, je me retrouve 🙂

    Je trouve que le dernier lien que tu donnes est en effet révélateur : les conséquences qu’ont eu cette annonce/vidéo, je ne les ai que rarement vécu.

    C’est vrai qu’il existe à l’heure actuelle une myriade de jeux dans tous les types possibles, et chacun peut, comme tu le rappelles, se plier aux titres annualisés sur lesquels certains trouveront du plaisir, ou bien chercher les petites perles de studios indépendants, qui ont été légion cette année je trouve.

    Merci pour cette vision globale du JV aujourd’hui, j’ai hâte de découvrir ta rétrospective de l’année 🙂

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