Le temps, c’est de l’argent – un peu de calcul

Dans un pays où les inégalités économiques se creusent, sous forme de croissance du nombre de foyers placés sous le seuil de pauvreté et du nombre de milliardaires sur son sol, je me suis livré à un petit exercice de calcul, pour visualiser un peu mieux l’échelle de la fortune d’un milliardaire. Pour cela, je vais faire une analogie avec la mesure du temps, en particulier en assimilant un euro à une seconde. Je vais écrire les nombres en chiffres et en lettres pour une plus grande lisibilité.

Il y a 60 (soixante) secondes dans une minute, donc il y a 3 600 (trois mille six cents) secondes dans une heure. Par extension, il y a 86 400 (quatre-vingt-six mille quatre cents) secondes dans une journée et 31 536 000 (trente-et-un millions cinq-cent-trente-six mille) secondes dans une année non bisextile.

J’attire votre attention sur le fait que même en dénombrant le nombre de secondes que contient une année entière, on est encore loin de compter à l’échelle du milliard de secondes. Un milliard (1 000 000 000) de secondes, c’est environ 31 ans, 8 mois et 19 jours.

Un milliard d’euros, c’est autant d’euros qu’il faut de secondes pour atteindre 31 ans, 8 mois et un peu plus de 19 jours.

Prenons la fortune estimée à ce jour d’un milliardaire, Bernard Arnault : 74.7 milliards d’euros (74 700 000 000 €).

74.7 milliards de secondes, ça fait un peu plus de 2 368 (deux mille trois-cent-soixante-huit) années.

Autrement dit, si Bernard Arnault arrêtait subitement de gagner le moindre centime aujourd’hui, il pourrait encore dépenser 1€ par seconde (donc 3 600€ par heure, donc 86 400€ par jour) pendant 2 368 ans.

Là aussi, j’aimerais visualiser l’échelle de cette durée qui ridiculise l’espérance de vie humaine. Donc je vais me tourner vers l’histoire, vers le passé.

Il y a 2 368 ans, Platon était vivant.

C’est plus clair, maintenant ?

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