Nouvelle Reprise – Standing Next To Me

J’ai publié une nouvelle reprise, cette fois-ci du duo The Last Shadow Puppets. Cette chanson issue de leur premier album, intitulée « Standing Next To Me » fait appel à de belles harmonies vocales, chose que j’adore, donc je m’y suis trempé.

J’ai aussi rebranché une guitare électrique pour la première fois depuis un sacré bon bout de temps. Ca fait plaisir.

Vous pouvez écouter cette reprise ici.

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Nintendo Sphère

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Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler un peu de moi.

Je fais, depuis environ dix ans, partie d’une association de fans de Nintendo qui fait de l’événementiel (comprendre : tournois, stands sur des salons etc.) dédié à Ninty un peu partout en France, la Nintendo League.

Et la semaine dernière, après plusieurs éons de considération du projet, nous avons lancé un blog, histoire de nous la jouer « journaleux » de jeux vidéo, faire des critiques, parler de l’actualité, etc.

Ce blog s’appelle Nintendo Sphère et je vous invite à y jeter un oeil. Toutes mes critiques de jeux Nintendo seront désormais publiées ici et là-bas.

Liebster Award

Merci beaucoup à Mélanie de m’avoir taggé pour cet exercice. Trouver 11 anecdotes n’a pas été facile, mais on finit bien par y arriver !

11 anecdotes sur moi

  1. Etant petit, j’ai accidentellement avalé un papillon en jouant dehors. Depuis, je lutte pour ne pas me pétrifier quand un papillon vole près de moi.
  2. Il y a une dizaine d’années, j’ai croisé Jean-Marie Le Pen sur un trottoir à Saint-Cloud (my hometown). J’ai fait mine d’être pressé d’attraper un bus que je n’avais pas du tout besoin de prendre pour avoir une excuse pour lui donner un petit coup d’épaule en le dépassant.
  3. J’ai une tache de naissance sur le genou droit : une zone de la taille d’une pièce de 5 francs totalement albinos.
  4. Quand j’ai été opéré de l’appendicite, mon père m’a appelé sur le téléphone de la chambre d’hôpital juste pour me faire rire (pendant un bon quart d’heure) parce qu’il savait que ça faisait mal.
  5. J’ai beaucoup plus de mal à distinguer droite et gauche que haut et bas. Du coup, quand j’essaie d’indiquer une direction sans réfléchir, je me trompe une fois sur deux.
  6. Quand j’étais ado, j’avais tellement peu confiance en moi que, lorsqu’une fille que j’aimais bien m’a appelé pendant les vacances pour me faire ce qui était rétrospectivement une déclaration d’amour mais sans dire explicitement « je t’aime », je n’y ai vu que du feu et je l’ai friend-zonée sans m’en rendre compte, ni le vouloir !
  7. A l’époque de Mario Party, je jouais tellement frénétiquement que j’ai développé la fameuse « blessure Nintendo » aux deux paumes. J’ai écrit en tenant mon stylo entre le majeur et l’annulaire pendant des semaines.
  8. En jouant à « Chat-Délo » en CE2, j’étais la dernière souris encore libre et j’ai réussi à libérer tous mes congénères. Dans la course effrénée qui s’ensuivit, l’un d’entre eux m’a fait un croche-pied involontaire. Il me manque un bout d’incisive depuis.
  9. Je ne sais toujours pas, à ce jour, recharger une agrafeuse en agrafes.
  10. J’ai détesté le Coca toute mon enfance, puis j’y ai été addict pendant des années et aujourd’hui, j’arrive enfin à l’apprécier normalement.
  11. Je n’ai pas de film préféré, ni de série préférée.

 

Réponse aux 11 questions de Melifog

  • Quel est le dernier film que tu as vu au cinéma ? Ton avis ?

Le dernier film que j’ai vu au cinéma, c’est Star Wars Episode VII: The Force Awakens. Je l’ai beaucoup aimé pour le retour aux sources qu’il fournissait et pour les promesses qu’il fait. L’histoire est simpliste, naïve et bourrée de hasards bien pratiques, ce qui est exactement ce que j’attends d’un Star Wars : ces films n’ont jamais été de la science-fiction et je ne souhaite pas qu’ils en deviennent.

  • Quel est le personnage de jeu vidéo qui t’a le plus touché ? Pour quelles raisons ?

C’est tellement difficile d’en choisir un seul. Mais puisqu’il faut s’y résoudre, ça sera le seul personnage qui m’a fait pleurer : le commandant Shepard de la trilogie Mass Effect. Les raisons sont assez évidentes. A ses côtés, j’ai traversé tant d’épreuves, je me suis fait tant d’amis et d’ennemis, et j’en ai perdu certains aussi. Shepard me fait penser à Link dans le sens où ce n’est à la base pas un mec vraiment spécial, mais qui se retrouve à ramper face à tout un univers de difficultés pour mener une bataille quasiment impossible à gagner. C’est quelqu’un de normal qui, au moment du dénouement, devient une légende, au prix ultime s’il le faut.

  • Quelle est ta série préférée ? Pourquoi ?

cf. anecdote 11 !
Plus sérieusement, c’est impossible pour moi. Il y a une poignée de séries qui sont particulièrement irremplaçables pour moi, mais il m’est impossible de distinguer, parmi elles, celle que je préfère. Comment choisir laquelle je préfère entre Malcolm et Urgences ? Entre Stargate SG1 et Six Feet Under ? Entre Doctor Who et Parks & Recreation ? Je n’y arrive pas.

  • Marvel ou DC ?

Marvel sans aucune once d’hésitation.

  • Quelle est la chaîne YouTube que tu adores regarder ?

Alors LA chaîne pour laquelle je suis toujours d’humeur, dont j’aime absolument chaque nouvelle publication quand elle sort, c’est Postmodern Jukebox. Le principe de la chaîne, c’est de réaliser des reprises de chansons récentes (et célèbres), plutôt pop, rock, hip hop, avec une instrumentation et des chanteurs/chanteuses de jazz/soul. Les musiciens (menés par le pianiste Scott Bradlee) sont excellents, et certain(e)s vocalistes sont absolument hallucinant(e)s.

  • Que penses-tu de la réalité virtuelle ?

Alors, avant toute chose, je trouve que cette appellation de « réalité virtuelle » est totalement ridicule, d’une parce qu’elle ne décrit pas du tout ce qu’elle désigne (« affichage immersif » serait mille fois plus adapté), de deux parce que c’est un oxymore, ce qui est chouette en poésie mais lamentable en technologie.
Pour ce qui est de la technologie elle-même, je pense qu’elle est intéressante, mais pas pour les applications visées. Même si la disparition du multijoueur sur canapé est en route, je pense que la portion de gamers qui seront partants pour se couper totalement de leur famille juste pour jouer à la console est bien plus petite que ce que l’industrie a l’air de croire. Ca serait mortel pour la formation à la conduite, ou des thérapies de relaxation, ou même le cinéma d’horreur pour ceux à qui ça plait, mais dans le jeu vidéo, je ne vois pas l’avenir de ce machin.

  • Si tu devais faire découvrir un film, une série et un jeu vidéo à quelqu’un, lesquels ce serait ?

Alors je vais faire une réponse à tiroirs pour le coup : la version où je fais découvrir ces items à une personne qui n’est pas sensible au medium correspondant, et la version où je le fais découvrir à quelqu’un de familier du medium, mais qui peut être passé(e) à côté de ça.

A quelqu’un qui ne connaît pas le medium :
– Parks & Recreation
– 
The Blues Brothers
– 
The Legend of Zelda: Ocarina of Time

A quelqu’un qui connaît le medium :
– Six Feet Under ou Urgences
Gattaca
– 
Xenoblade Chronicles

  • Comment préfères-tu jouer ? En solo ? Coop ? Multi ?

Coop, c’est clair ! Malheureusement, les jeux qui le font bien ne sont pas nombreux.

  • La chose dans la vie dont tu es le plus fier ?

Ma petite soeur.

  • Quelle est la question que tu aurais aimé avoir ? (et donc y répondre)

Je ne suis pas sûr de me trouver suffisamment intéressant pour avoir des idées de question à me poser ! Je pense à quelque chose comme « Est-ce que tu es à l’aise avec qui tu es ? ». Et la réponse est « Ca a été long et difficile, mais maintenant je crois que oui. »

Everybody Hurts

Dear Mommy,

I just wanted to thank you for looking after me so well, even though I’m not born yet. I know you already try harder than Wonder Woman, your back has been hurting for months by now. But I need to ask you a favor.

Warning: it’s about girls.

Because, you see, I will be born a boy, which means that by the time i’m fourteen, the girls in my class will have called me a freak, a pig, a dick and many other things. It’s just for fun of course. Something girls do. So you won’t worry. And I understand that.

Perhaps you did the same when you were young, trying to impress some of the other girls. I’m sure you didn’t mean anything by it.

Still, some of the people won’t get the joke. And funly enough, it isn’t any other boys. It’s some of the girls. So by the time I turn sixteen, a couple of girls will have grabbed my ass when i’m so drunk I can’t even see straight. And although i say no, they just laugh at me. I’m ridiculous, right? If you saw me, Mommy, you would be so ashamed, because I’m wasted.

No wonder I’m raped when i’m 21. 21 and on my way home on a bus with the daughter of a girl you went swimming with. The girl who always told insulting jokes. But they were, of course, only jokes, so you laughed. Had you known that her daughter would end up raping me, you would’ve told her to get a grip.

But how could you know? She was just a girl, telling weird jokes in any case, it wasn’t your business. you were just being nice. But here daughter, raised on these jokes, becomes my business.

Then, finally, I meet missus Perfect, and you’re happy for me, Mommy, because she really adores me. And she’s smart, with a great job and all through the winter, she goes cross country three times a week skiing, just like you.

But one day, it’s stops being so perfect. And I don’t know why. Wait, am I overreacting? One thing I do know: I’m not the victim type. I’m raised to be a strong and independent man. But one night it’s just all too much for her, with work, and the In-Laws and the wedding coming up, so she calls me a dick. Just like you called a boy in middle school a dick once.

Then another day, she hits me. I mean, I’m way out of line, I can really be a pig sometimes but we’re still the world’s greatest couple and I’m so confused because I love her and I hate her and i’m not sure if I really did do something wrong and then one day she stabs me.

It all goes black, even though I have a PhD, a fantastic job, I’m loved by my friends and family, I’m well brought up, nobody saw this coming.

Dear Mommy, this is the favor I want to ask: one thing always leads to another so please stop it before it gets the chance to begin. Don’t let my sisters call boys dicks, because they’re not. And one day, some little girl might think it’s true. Don’t accept insulting jokes from weird girls by the pool, or even friends. Because behind every joke, there is always some truth.

Dear Mommy, I know you will protect me from lions, tigers, guns, cars, even sushi without thinking about the danger to your own life, but dear Mommy, I will be born a boy. Please do everything you can so that that won’t stay the greatest danger of all.


 

The most important word in « Everybody Hurts » is « everybody ».

SoundCloud

Il m’arrive de pousser la chansonnette, accompagné de mes guitares, mon souffle et de verres d’eau. Ca donne parfois l’enregistrement plus ou moins peaufiné de reprises de chansons que j’aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie.

Si vous voulez entendre ce que ça donne, ça se passe là-dessous.

Dorénavant, je pourrai publier ici chaque nouvelle reprise que je réalise. La plus récente dans la liste ci-dessous est « No Shade In The Shadow Of The Cross » de Sufjan Stevens, qui date d’il y a trois jours.

Musicalement vôtre.

A Chaud

Je vois des amalgames partout.

On me parle de liberté d’expression et je ne vois pas le rapport. Je ne vois même pas le rapport avec la liberté de la presse, dans la mesure où ce sont des civils isolés qui ont agi, pas l’Etat.

La journaliste russe qui s’est fait empoisonner par sa patrie, ça, ça m’a fait mal à la liberté de la presse. Charlie, ce qu’ils en font, de leur liberté, je trouve ça tellement bas que c’est presque une insulte à ceux qui se sont battus à travers les siècles pour la leur donner.

J’ai aussi constaté qu’il est devenu très difficile d’arborer l’opinion « je n’aime pas Charlie Hebdo et je ne me reconnais pas dans la ligne éditoriale de ce journal », pourtant si populaire il y a peu, vu les difficultés financières du torchon.

C’est cool parce que comme, pour une fois, ce sont des civils isolés qui ont agi, y a des ennemis qui sont communs à vraiment beaucoup de monde, du coup unité constatée en France, une manif qui applaudit les flics, faut être un glaçon cynique pour pas trouver ça beau.

Je constate aussi qu’aux Etats-Unis, il y a un consensus chez tout le monde, de gauche ou de droite, en haut ou en bas, cathos intégristes ou athées, pour considérer que cet événement est la preuve que l’Islam est une religion violente (au sens de « violente, par opposition aux autres »), et j’en vois quelques aspects transparaître parfois en France (édito de G. Proust qui parle d’un parallèle avec un chrétien intégriste qui « aimerait les uns mais aussi les autres », sous-entendant que le christianisme est la religion des bisounours et l’islam celle des shadoks), et ça, ça me fout grave la mort.

Je me demande combien de colonnes de textes Abd Al Malik et ses coreligionnaires vont devoir écrire pour qu’on se mette à considérer cette religion sous le même jour que les autres, quand il suffit que trois dégénérés mentionnent le Prophète pour qu’on fasse un 180 comme si c’étaient les nouveaux papes de l’Islam.

Je me demande dans combien de temps on finira par comprendre que Dieudonné fait passer du scandale humoristique pour de l’humour scandaleux et qu’il est le pire avocat de la Liberté d’Expression, ex aequo avec Zemmour (la seule différence c’est que Zemmour fait pas semblant de cacher ses propos inflammables dans des blagues).

J’aimerais bien qu’on se souvienne qu’il suffit pas de parler de Mahomet pour être musulman.
J’aimerais bien qu’on se souvienne que le fait d’être une blague n’empêche pas une blague de merde d’être de la merde.
J’aimerais bien qu’on se souvienne que le civisme, c’est toute la semaine, pas juste les soirs et weekends.
J’aimerais bien qu’on se souvienne de dimanche aprèm jusqu’à mercredi.

Globalement, cette période me rend juste méga triste et honnêtement, ça me fait bien chier de me réveiller en France en ce moment.

Je suis fier que les abrutis aient attendu le lendemain pour foutre le feu à une mosquée. Fier.
Je suis fier que Charlie ait attendu le numéro suivant pour recommencer. Fier.

Mais si tu dis sans cesse de nous qu’on est pas chez nous, qu’on est pas comme toi, alors pourquoi tu t’étonnes quand certains agissent comme s’ils étaient pas chez eux, comme s’ils étaient pas comme toi ?

Abd Al Malik – « HLM Tango »

Le Sapin de Madame B.

Il y a quelques semaines, à une heure tardive de la soirée, la sonnerie de mon appartement (au rez de chaussée d’un petit immeuble) a retenti. Interloqué, je saute du lit pour ouvrir la porte sur Madame B., la dame d’un âge très avancé qui vit au 2ème.

Madame B. était de sortie ce soir-là et alors qu’elle rentrait chez elle, s’est retrouvée dans la situation suivante : sa mobilité était tellement réduite qu’elle n’arrivait pas à grimper une volée d’escalier avant la fin de la minuterie qui pilote l’éclairage commun de l’immeuble. Elle avait donc besoin de mon aide pour rallumer régulièrement la lumière, le temps d’atteindre les hauteurs vertigineuses de son appartement.

Je lui ai donc apporté mon aide (en profitant pour porter aussi ses affaires, histoire de ne pas être un monstre) et le temps considérable que lui demandait cette tâche nous a permis de discuter un peu.

Elle m’a expliqué qu’elle souffrait beaucoup de ce handicap, mais qu’elle faisait tout pour repousser son départ, je cite, « inévitable » en maison de retraite.

« C’est que, vous voyez, je veux rester le plus longtemps possible près de mon sapin. »

Mais quel sapin, au juste ? Ah oui, celui qui est derrière, dans la cour (une belle bête, aussi haute que l’immeuble) !

« Je l’ai vu être planté, voyez-vous ? Je l’ai regardé grandir de ma fenêtre tout le temps que j’ai vécu dans cet immeuble. »

Wow, ça me surprend et ça me touche. Pour moi, le bel arbre était un des éléments du décor vu de mon salon, une sorte de chose éternelle dont j’ai constaté la présence immuable en visitant l’appartement, la source des nombreuses pommes de pin qui rendent fastidieuse la tonte du jardin ! Pour elle, il est comme un fils, un enfant chéri.

Cette conversation m’a vraiment fait réfléchir pendant longtemps et me dire que plus tard, j’aimerais bien avoir (pas forcément sous ma fenêtre), un arbre que j’ai vu grandir.

Et j’admire le fait que cette dame se soit donné un enfer de douleur et de pénibilité à rester au deuxième étage sans ascenseur malgré des articulations ruinées par le temps pour cet arbre.

Qu’elle ait accepté sans broncher de s’affaiblir lentement en regardant le conifère se renforcer à son inverse.

Madame B. est morte hier, dans son appartement. Elle aura réussi à éviter l’inévitable, finalement. Par amour pour son sapin.

Ce n’est plus le sapin de la cour de derrière. C’est le sapin de Madame B.

Ca sentait de plus en plus le sapin pour elle, et c’est exactement ce qui lui plaisait.