Nouvelle Reprise – Standing Next To Me

J’ai publié une nouvelle reprise, cette fois-ci du duo The Last Shadow Puppets. Cette chanson issue de leur premier album, intitulée « Standing Next To Me » fait appel à de belles harmonies vocales, chose que j’adore, donc je m’y suis trempé.

J’ai aussi rebranché une guitare électrique pour la première fois depuis un sacré bon bout de temps. Ca fait plaisir.

Vous pouvez écouter cette reprise ici.

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Pink Floyd/Doctor Strange

A l’occasion de la sortie du très sympa Doctor Strange au cinéma, ce film contenant une vieille chanson de Pink Floyd en son sein, j’ai écrit pour le site Genius.com un article retraçant toutes les connexions entre ce groupe et ce superhéros.

Vous êtes surpris qu’il y en ait plusieurs ?

Elles sont toutes là.

TFGA #23 – Réapproprie-toi le TFGA

TFGA est un exercice mensuel proposé par Alex Effect à tous les amoureux de jeux vidéo, qui consiste à dresser un Top 5 sur un thème imposé. Son article liste toutes les contributions du mois.

Avec un retard qui m’étonne moi-même, je parviens enfin à rédiger et publier mon TFGA #23. Histoire de me donner des excuses : déménagement, déplacements à l’étranger, fatigue, guitare…

Alors, ce mois-ci (ou plutôt ce mois-là), le thème était pour ainsi dire libre. Chacun son sujet, alors j’ai décidé de laisser le suspense quant au mien (n’ayez pas peur, je l’expliciterai à la fin) : saurez-vous deviner en lisant ces 5 entrées ?


5. The Talos Principle

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Machine Qui Rêve

Je ne sais plus exactement ce qui avait attisé ma curiosité quant à ce jeu indé sorti sur PC il y a désormais un bon bout de temps. Mais ma curiosité était bien là. Au point que j’ai dépoussiéré mon compte Steam pour essayer la démo, puis attendu patiemment la sortie sur PS4 pour enfin me plonger dedans. Et je n’en suis jamais revenu.

Pour caractériser The Talos Principle, on est obligé de faire preuve de dualité : d’un côté, le gameplay est manifestement celui d’un jeu d’énigmes ; de l’autre, le scénario est profondément philosophique. Alors dois-je  dire qu’il s’agit d’un jeu d’énigmes philosophique ? Ca sonne extrêmement pompeux. Pourtant, c’est bien la définition qui s’en approche le plus.

The Talos Principle nous met dans la peau synthétique d’un robot en quête de soi, immergé dans un climat de doute constant, ne sachant pas (littéralement) à quels saints se vouer.  Je n’en dirai pas plus sur l’histoire, parce que c’est infiniment mieux de la découvrir soi-même, mais disons que l’angle de vue offert sur la question de la personne, ainsi que le scénario à branches exploré par les fins multiples m’ont vraiment frappé. Je pense que l’histoire racontée par ce jeu n’aurait pas pu être raconté dans un autre medium. Et ça, pour moi, c’est l’apanage des grands jeux !

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Ah ça y est, je crois me souvenir de ce qui avait attisé ma curiosité…

Comprenez-moi bien : on est dans le doute, on n’a aucune réponse, mais on n’est même pas obligé d’en chercher. Le degré d’enquête que la partie prendra ne dépend de personne d’autre que du joueur. Suivre le sentier battu ou aller fouiner dans les moindres recoins au point d’avoir l’impression de « casser le jeu », c’est à nous de choisir. La profondeur de ce jeu est immense et totalement insoupçonnée si on ne décide pas soi-même de tester ses limites.

C’est d’ailleurs la première fois que je vois un jeu à fins multiples où toutes ces fins sont canoniques.


4. Halo 2

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Qu’ont-ils à dire aujourd’hui ?

Ma relation avec le genre FPS tout entier est compliquée. A l’époque de la Nintendo 64, j’ai joué à GoldenEye 007 pendant des centaines d’heures, puis j’ai arrêté de toucher à ce genre, donc aucun jeu ne me convenait. Les jeux sur console, il y en avait très peu et c’étaient tous soit des versions inférieures de GoldenEye soit des jeux qui me le rappelaient tellement que je restais sur GoldenEye, faute de moyens pour élargir ma bibliothèque. Et pour les FPS sur PC… je ne sais pas comment on peut viser avec une souris. Je sais que ce que je dis est blasphématoire et je sais que, depuis, on peut très bien jouer sur PC avec des manettes très compétentes de consoles, mais à l’époque, ce n’était pas le cas.

Puis Halo: Combat Evolved est arrivé. Enfin un FPS sur console qui faisait preuve de fraîcheur ! L’univers était magnifique, la backstory fascinante et les commandes, fluides et agréables. J’ai tellement aimé ce jeu que j’ai commencé à lire les livres de son univers étendu (d’ailleurs je recommande The Fall Of Reach à tout fan de la franchise).

Et la beauté de Halo 2, c’est que c’est tout ce que Halo: Combat Evolved faisait bien, en mieux. Les décors sont plus engageants, l’histoire est excellente et nous permet de jour un personnage des rangs adverses, les musiques de Martin O’Donnell et Michael Salvatori sont formidables et les contributions d’autres groupes établis sont extraordinaires (tout mon amour pour « The Odyssey », contribution 100% rock progressif de 27 minutes par Incubus, totalement inattendue et légendaire) et enfin le mode multijoueur a, je pense, marqué l’histoire du multijoueur sur consoles pour toujours.


3. Mass Effect

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Mass Effect fait partie de ces jeux qui vous donnent l’impression irrationnelle que quelque chose de grand vous attend dès l’écran-titre. En tout cas, pour moi, ça l’a fait.

Je n’avais aucune idée de ce dans quoi je me lançais : ni le genre de gameplay, ni le type d’histoire, ni rien du tout, à part qu’il y avait quelque chose de lié à la masse dedans ! Le bonheur de découvrir un univers aussi fouillé et minutieusement défini n’en a été que plus grand. J’ai beaucoup lu de science-fiction dans ma prime jeunesse et, puisque j’aime être hérétique aujourd’hui, passé les plus grands auteurs (Dick, Asimov et consorts), j’avais du mal à trouver un renouvellement dans ce genre littéraire. Toutes les questions de transhumanisme (le sujet de la série Deus Ex) et de technologie qui nous dépasse et devient notre chute (le sujet de la série Mass Effect) me semblaient totalement épuisées.

Mass Effect est le premier jeu d’une trilogie qui m’aura donné tort. Et j’en ai pleuré de joie.


2. Spec Ops: The Line

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Et bon séjour à Dubai !

De la même manière que Talos Principle est un « jeu d’énigmes philosophique », The Line est un « shooter psychologique ». Un jeu au message engagé qui place le joueur face à sa propre soif de morbidité en le responsabilisant pour la déshumanisation de son protagoniste.

Ce n’est pas un jeu facile pour le tripes ou pour le coeur, mais il apporte une catharsis qu’à nouveau, aucun autre medium ne parvient à administrer à son spectateur. Et pour le coup, la comparaison peut être faite : ce jeu est inspiré de la même nouvelle qu’Apocalypse Now. Imaginez une version du classique de Coppola où c’est vous qui contrôlez Martin Sheen.

Encore une fois à l’instar de Talos Principle (auquel j’ai joué bien plus récemment que The Line), ce jeu est resté dans mes pensées pendant des semaines, des mois, et même des années après l’avoir fini. Cette amertume qui dure bien après la consommation, on croirait un bon whisky.


1. Final Fantasy VIII

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C’est pourtant là que tout a commencé.

J’ai beau être toujours Dresseur Pokémon aujourd’hui, toujours fan de JRPG grâce à l’intérêt renouvelé par Xenoblade Chronicles, toujours appréciateur de JRPG à l’ancienne comme Bravely Default et les classiques qui l’ont influencé, je n’oublierai jamais le premier.

Final Fantasy VIII est le jeu qui m’a plongé définitivement dans l’amour pour un de mes genres préférés de jeux vidéo : les JRPG.

Pourtant assez dérivé des bases du genre (pas de Mana ni de Classes dans ce jeu), Final Fantasy VIII a tout l’essentiel pour fabriquer un amoureux de ces épopées durant des centaines d’heures, où des adolescents innocents deviennent des brutasses invincibles pour sauver le monde d’un démon innommable ou d’un empire maléfique.

L’histoire de ce jeu est complexe et racontée par de nombreux points de vue. De nombreux personnages d’importance sont développés et deviennent attachants. Le bestiaire fait pile poil la bonne taille pour avoir une impression de complexité mais rester mémorisable pour les plus assidus (comme moi, qui ai fini ce jeu à 100% plus de 10 fois). Le système de combat, bien que décrié pour sa simplification, permet un fonctionnement très dynamique et interactif (on n’a même plus à poser la manette pendant 2 minutes à chaque invocation). Les environnements et cinématiques sont hallucinants pour leur époque, mais pas que : l’animation du combat d’entrée entre Seifer et Squall tient toujours l’épreuve du temps aujourd’hui. Et enfin, l’OST de Nobuo Uematsu, bien que dépourvue de certains des plus grands thèmes de la série, reste dans sa globalité la plus solide et cohérente de toutes celles du grand maître (et je peux en débattre, essayez pour voir).

Ce jeu est assurément, sans une seule hésitation, mon jeu préféré dans ce thème.


Ah oui, mais au fait, je vous ai pas encore dit le thème ! Vous avez deviné ?

Eh bien, c’est très simple. Ceux qui auront lu tous mes TFGA remarqueront une écrasante majorité de jeux développés par, publiés par, ou juste sur consoles de Nintendo. Cette société m’a accompagné à travers toute ma vie de joueur et reste très proche de ce qui fait pour moi un jeu vidéo amusant, intéressant ou tout simplement bon. Mais il n’y a pas que des jeux Nintendo dans mon coeur, et je voulais faire honneur à ça.

Le thème de ce TFGA est donc :

TFGA #23 – Ces jeux qui n’ont jamais touché une plateforme Nintendo.

TFGA #22 – Les 5 Péchés Capitaux

TFGA est un exercice mensuel proposé par Alex Effect à tous les amoureux de jeux vidéo, qui consiste à dresser un Top 5 sur un thème imposé. Son article liste toutes les contributions du mois.

Une des raisons pour lesquelles j’ai un intérêt grandissant pour le cinéma est le positionnement de la critique par rapport à ce medium. En effet, il est possibe, à notre époque, de faire une critique approfondie et enrichissante d’un film sans :

  • passer pour un érudit prétentieux autoproclamé
  • être un érudit prétentieux autoproclamé

En ce qui concerne les arts établis depuis plus longtemps (plusieurs millénaires en fait), j’ai l’impression qu’on n’a pas de légitimité à exprimer son avis, tout appuyé soit-il sur un tableau ou une sculpture si on n’a pas 5 doctorats ès le domaine, ce qui me frustre.

En ce qui concerne des media plus jeunes encore que le cinéma (les séries, les jeux vidéo), j’ai l’impression que si on a le toupet de vouloir décrier les clichés et faiblesses d’un produit ou d’un genre, on est automatiquement rangé dans la catégorie du relou qui ne sait pas s’amuser et réfléchit trop, ce qui me frustre tout autant.

Eh oui, les jeux vidéo sont un art à peine florissant et il n’y a pas encore de distinction faite entre les futurs « ludophiles », équivalents des cinéphiles et mélomanes, et les futurs « simples joueurs », équivalents de la majorité des gents qui peuplent ls salles de cinéma pour se divertir, ou qui écoutent leur musique sans l’acheter pour avoir un bruit de fond.

Du coup, dans le jeu vidéo, on (se) permet des choses qui ne devraient pas être permises. Alors quelles sont les origines du mal ?


5. Gourmandise – L’annualisation des franchises

S’il est vrai qu’aucun spectateur de cinéma ne défendra Fast and Furious comme une série porte-étendard de la mise en scène de qualité, ce n’est pas le cas pour nos chères BattlefieldCall of DutyFIFA et consorts. Nombre de gros éditeurs s’adonnent à la terrifiante annualisation de leurs plus grosses franchises, et je me dois de clarifier ce que j’entends par là.

Il s’agit, non pas de sortir des jeux très fréquemment au sein d’une série parce qu’on a énormément d’inspiration et de productivité. Ca, ça serait génial. Non non, je parle de quand le raisonnement a lieu dans l’autre sens : « il faut sortir un jeu cette année donc râclons tout ce qu’on peut comme idées, bonnes ou mauvaises et si on n’a pas la productivité suffisante, on n’a qu’à le sortir criblé de bugs et le faire patcher plus tard par des stagiaires, uniquement sur les plateformes où il s’est bien vendu« .

Au moins, ils attendent d’avoir complètement terminé la production des Fast and Furious avant de les sortir…


4. Orgueil – Tous les développeurs/éditeurs majeurs

Tous les grands noms de ce milieu jouissent d’une coïncidence particulière : ils gagnent plus d’argent que leurs équivalents hollywoodiens, mais ils arrivent encore à faire croire au public que les temps sont durs.

Ca leur permet de pécher par orgueil en sortant en permanence des produits dont la qualité n’est pas au niveau de ceux réalisés par des studios indépendants vivant du crowdfunding, mais en s’accaparant toujours une part de marché gigantesque en se contentant d’investir dans le marketing (ces 5 dernières années, ça a explosé) sans fournir le travail suffisant sur le fond.

Seulement, un jour, les indépendants feront basculer les choses et certains noms immensent vont s’en mordre les doigts. Demandez à Atari comment est survenu le crash de 1983.


3. Paresse – La sélectivité dans les jeux multiplateforme

J’ai hésité à loger ceci sous l’enseigne de l’avarice, mais tout bien réfléchi, c’est bien de paresse qu’il s’agit.

Vous vous souvenez de la sortie de Assassin’s Creed Unity sur PS4 et Xbox One ? Vous vous souvenez qu’Ubisoft avait sorti Assassin’s Creed Rogue pour les « consoles moins puissantes » ? Et la WiiU a reçu… rien.

La raison donnée, c’est que les jeux de la série ne rapportent pas assez sur WiiU. Mais cette raison n’est pas valable. L’objectif premier d’un jeu de troisième partie multi-plateforme est de passer entre un maximum de mains. C’est comme ça que le business-model fonctionne. Même si le coût d’une équipe dédiée pour une plateforme qui ne rapporte pas n’est pas rentabilisé, le coût global du projet reste LARGEMENT couvert par les recettes considérables, et l’exposition des masses à cette propriété intellectuelle est plus grande.

C’est pour ça que Warner Bros. a continué à sortir tous les jeux LEGO sur WiiU. Seulement, ils sont les seuls à avoir fait l’effort. Les autres ont décidé d’aliéner les quelques joueurs qui n’ont que cette plateforme. Pas par avarice, par paresse.


2. Envie – La guerre des consoles

*Soupir*

Faut arrêter avec ça. Phil Spencer a une WiiU. Shuhei Yoshida a deux WiiU (une pour ses filles, une pour lui). Eiji Aonuma adore Skyrim. Fin du débat.

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J’ai vu un type poster sérieusement ça sur un forum

*Soupir*


1. Tous – Konami

Konami est aujourd’hui le pire éditeur et développeur du monde. Pourquoi ?

     i. colère – le traitement des salariés

Cela fait maintenant des années que les premiers compte-rendus de traitements quasi-inhumains des salariés par Konami, interdits de prendre des poses tant qu’ils n’ont pas fini telle ou telle tâche, même pour aller aux toilettes. Des tas d’anciens salariés se sont exprimés sur les conditions spartiates dans lesquelles le personnel japonais de l’entreprise travaille. C’est scandaleux et l’histoire a prouvé que ça n’apporte rien en termes de productivité, vu comment ils ne sortent rien ces derniers temps…

     ii. gourmandise – les pachinko franchisés

Konami a découvert il y a des années un marché qui leur rapporte beaucoup : les machines à pachinko, cette sorte d’équivalent japonais du flipper. Quelle idée de génie ont-ils eue pour récupérer un maximum de jetons sur ce segment ? Franchiser les pachinko avec leurs IP légendaires de jeux vidéo ! Il y a donc des pachinko CastlevaniaMetal Gear Solid et Contra partout au Japon, même si Konami n’a apparemment pas prévu de rajouter des jeux à ces catalogues dans le futur proche.

     iii. envie – le jeu mobile

Les fans de Konami ont dû prendre une douche bien froide quand le studio a déclaré publiquement qu’il se concentrerait totalement sur le jeu sur téléphone portable dorénavant. Pourquoi ? Parce que le marché japonais dans ce domaine est bien plus profitable que celui sur consoles. Donc que fait Konami ? Par pure envie pour ceux qui se remplissent les poches de l’autre côté de la barrière, il la franchit et abandonne ses fans qui le suivent depuis plus de 30 ans.

     iv. paresse – les franchises laissées à l’abandon

Vous vous souvenez du dernier Castlevania ?

Moi non plus.

     v. avarice – microtransactions dans un jeu full-price

Il y a des microtransactions dans Metal Gear Solid V: The Phantom Pain. Un jeu full-price !!!! I can’t even…

     vi. orgueil – cette idée que les développeurs sont interchangeables

A l’heure actuelle, chez Konami, il n’y a plus aucun des grands développeurs qui ont fait leurs plus grandes franchises. Parce que Konami les traitait comme du bétail et qu’ils ont fini par en avoir leur claque. Ainsi, les géniers derrière Metal GearCastlevaniaSilent HillContra et même, dans une moindre mesure, Pro Evolution Soccer sont tous partis de Konami, et bien sûr, le studio n’a rien fait pour les retenir, parce qu’il est convaincu qu’en mettant n’importe quel étudiant en alternance à la direction d’un jeu, le jeu sera bon et fera un carton.

Ca a bien marché avec le dernier Castlevania, vous vous souvenez ?

Ah bah oui, non.

     vii. luxure – ne me forcez pas à écrire le titre de ce truc


Comme je le disais en intro, cet art est encore un peu trop jeune pour se remettre en question et craindre les foudres du public exigeant à l’heure actuelle. Donc un grand nombre des choses que j’ai abordées ici risque de rester dans les parages pour un bon moment. Mais j’ai hâte de pouvoir rayer ces choses de la liste à mesure que les années passent.

Vivement l’âge d’or !

The Smiths – Une étoile filante discrètement omniprésente

Si, comme moi, vous êtes nés après 1987, à moins d’être allés vers eux par vous même, vous n’avez probablement jamais entendu parler de ces quatre gentlemen. Et pourtant…

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The Smiths

Le groupe The Smiths a été fondé en 1982 à Manchester par Steven Patrick Morrissey (chant, paroles) et Johnny Marr (guitare, musique), rapidement rejoints par Mike Joyce (batterie) et Andy Rourke (basse). Ils furent rejoints très brièvement par un cinquième membre que l’histoire oublie souvent (Craig Gannon, guitariste aussi) puis, au bout de 5 ans d’activité, quatre albums et quelques singles hors-album, ils se sont séparés.

L’aventure The Smiths a cessé aussi vite qu’elle avait débuté, mais ça ne lui a pas empêché de faire preuve d’une fulgurance rare qui a eu un impact phénoménal sur le paysage musical anglais. Je ne vais pas vous faire la biographie détaillée du groupe ni disséquer les divergences qui l’ont poussé à l’éclatement, mais c’est justement sur cet impact que je veux me pencher.

Si vous êtes comme moi, un Français quelconque né juste après la disparition du groupe, j’ai la certitude que, pour bon nombre d’entre vous :

  • soit vous avez découvert The Smiths avec une reprise d’eux
  • soit vous n’avez jamais entendu parler du groupe

Pourtant, cette formation éphémère a laissé son nom dans les mémoires de tous les Anglais ayant été adolescents ou adultes pendant les années 1980. Vous voyez, les Smiths, purs produits de l’agglomération de Manchester en pleine période désabusée résultant des réformes de l’administration Thatcher et de leurs conséquences désastreuses sur le marché de l’emploi industriel de la région, se présentaient comme le contraire d’un groupe de rock.

Ils s’appelaient Smiths parce qu’ils voulaient être des gens communs. Aucun des quatre membres n’était un sex symbol, avec en tête de ligne l’asexué et timidement exubérant Morrissey. Leur musique tournait énormément autour de la guitare, mais ils ne connaissaient pas la distorsion. Ils faisaient de la musique extrêmement précise et cadencée, le truc le moins punk qu’il y ait eu depuis l’avènement des Sex Pistols.

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God save the queen

Mais par-dessus tout, ils parlaient de choses courantes. Ils parlaient de choses qui touchaient un maximum de personnes. Mais pas avec la facilité du glamour. Ils parlaient de tout ce qui touche, y compris de tout ce qui fâche. Alors, en contre-pied du glam-rock inventé par David Bowie lors de la décennie précédente, Morrissey racontait l’histoire de personnages lambda qui sortaient mal dans leur peau, se prenaient des rateaux et rentraient pleurer dans leur oreiller. Il parlait de gamins naïfs dont des gens malsains abusent de l’innocence (eh oui). Il parlait d’homosexuels qui se faisaient convaincre par leur environnement que leur orientation sexuelle était une maladie et qui se demandaient s’ils guériraient un jour. Il parlait de gens normaux auxquels il arrivait des choses qui ne devraient pas être normales.

J’ai parlé tout à l’heure de David Bowie mais il ne faut surtout pas croire que le message des Smiths s’opposait au sien. Bien au contraire, il en était le prolongement. A la thèse de Bowie et Prince qui nous disait qu’il n’est pas grave d’être bizarre, les Smiths ont ajouté qu’on n’est pas ennuyeux juste parce qu’on est banal (d’ailleurs parfois esquissé par David lui-même). Et ça, c’était du jamais entendu. Si on ajoute à ça le cynisme terrible qui a fait passer le groupe pour des gens insensibles alors qu’il n’était que le camouflage d’une empathie continuellement molestée par un monde réel bien trop rude pour qui que ce soit, on obtient une discographie tout à fait unique pour cette époque dans le paysage musical britannique. Avec les Smiths, on avait enfin la sensation tristement réconfortante de ne pas être les seuls qui se sentent seuls.

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Oh no, love, you’re not alone!

On pourrait se dire que ce phénomène n’a pas traversé la Manche parce qu’il touchait directement aux fondements de la société anglaise précisément, ou bien qu’il est plus difficile pour le bouche-à-oreille de se faire à travers la mer… La vérité est plus subtile que ça. Bien que le succès des Smiths Outre-Manche (c’est-à-dire en France) ait été plus ou moins inexistant, cela n’a pas empêché leur musique et leur état d’esprit de nous parvenir, mais de manière plus discrète. Et c’est là que cela devient vraiment intéressant.

Sans me considérer comme un encyclopédique de la musique pop-rock mondiale, j’écoute malgré tout un certain nombre de groupes et d’artistes, et au fil des années, j’ai remarqué quelque chose de curieux : il y a un nombre incroyable de groupes que je connais qui ont publié, d’une manière ou d’une autre, une reprise des Smiths, d’héritiers directs de leur regard sur la société ou même de références franches à leur carrière dans la culture populaire.


Des musiciens que j’adore bien qu’ils ne soient pas forcément des superstars

  • Le groupe de post-hardcore At The Drive-In, prédécesseur historique de The Mars VoltaSpartaAntemasqueAnywhere et tant d’autres, a enregistré et publié sur CD une reprise de « This Night Has Opened My Eyes ».

  • Le collectif Archive, sous sa troisième formation (époque You All look The Same To MeMichel Vaillant et Noise), a publié sur son enregistrement de concert Unplugged une reprise de « Girlfriend In A Coma »)

  • Le groupe canadien Arcade Fire a repris plusieurs chansons des Smiths en concert, dont « Still Ill » et « London ».

Les artistes qu’on ne présente plus

  • Lors de la promotion de son album In Rainbows sur internet, Radiohead a diffusé une reprise en studio de « The Headmaster’s Ritual »

  • L’album de reprise Covers de Placebo comporte une (excellente) reprise de « Bigmouth Strikes Again »

  • Le groupe irlandais The Cranberries a réalisé lors d’un passage radio (publié sur leur chaîne YouTube officielle) une reprise de « There Is A Light That Never Goes Out ».

  • Les monstres planétaires Muse ont utilisé une reprise de « Please, Please, Please, Let Me Get What I Want » comme face B pour leur double A-side Feeling Good/Hyper Music

  • Jeff Buckley a tout simplement administré à « I Know It’s Over » le même traitement qu’à la « Hallelujah » de Leonard Cohen


D’autres apparitions bonus du spectre des Smiths

  • Lors d’une interview pour MTV, Andre 3000 (la moitié du duo légendaire Outkast) a avoué que la chanson qu’il aurait le plus rêvé écrire lui-même est « Last Night I Dreamt That Somebody Loved Me »
  • Le cynisme et le décalage entre musicalité joyeuse et constats accablants omniprésents sur le premier album des Arctic Monkeys Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not fait parfaitement écho à l’ambiance générale de la discographie des Smiths, notamment sur l’intemporelle « I Bet You Look Good On The Dancefloor ».
  • Dans le livre The Perks Of Being A Wallflower, Charlie, le protagoniste introverti, est un immense fan des Smiths, dont plusieurs chansons figurent sur la B.O. du film adapté.
  • Last but not least, le générique de la série TV Charmed est une reprise de « How Soon Is Now? »


Inutile de préciser que, depuis que j’ai découvert l’existence de ce groupe, puis exploré sa discographie, j’en suis devenu un très gros fan.

Si jamais mon article a attisé votre curiosité à propos de ce groupe vraiment particulier, je vous propose une playlist d’une heure que j’ai assemblée en choisissant mes préférées :

https://www.deezer.com/playlist/2018728482

TFGA #21 – Jaquette, ma belle jaquette, dis-moi qui est la plus…

TFGA est un exercice mensuel proposé par Alex Effect à tous les amoureux de jeux vidéo, qui consiste à dresser un Top 5 sur un thème imposé. Son article liste toutes les contributions du mois.

Never judge a book by its cover!

Même si, parfois, la couverture donne une vision intéressante de l’énigmatique contenu qui se cache dedans.  Quand on y réfléchit, puisque l’expérience est interactive, à part quelques cinématiques, un écran titre et une jaquette, il n’y a que très peu de choses visuelles que tous les joueurs sont sûrs de voir du même oeil. La couverture de la boîte est, il faut le dire, bien souvent simplement fonctionnelle. Elle va servir de pub dans un magasin, pour les gens peu informés qui doivent, à travers un certain nombre de symboles (premiers en lice, les logos), savoir sans trop risquer de se tromper, ce qui se cache derrière.

Mais parfois aussi, la jaquette est un peu plus spéciale. Parfois, elle ajoute un peu de perspective et même de cachet (sourtout dans les années 80 quand les personnages n’étaient que quelques pixels). Puisque le thème du grand manitou se termine en suspension, je vais faire comme lui et leur appliquer des adjectifs.

Je vais aussi rester inhabituellement succinct, parce qu’après tout, c’est dans le thème.


5… charismatique

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Je n’aime même pas ce jeu.

Mais dans le cadre des couvertures « classiques » de Final Fantasy constituées du titre et d’un logo en aquarelle sur fond blanc, je suis obligé de reconnaître qu’il a la meilleure.


4… hypnotique

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J’ai joué à Tetris tellement d’heures d’affilée sur ma GameBoy, puis sur la NES de mes grand-parents que j’en atteignais une sorte de transe. J’étais plongé dans cet univers abstrait et ça m’enivrait. Cette couverture capture très bien cette sensation.


3… exubérante

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Une couverture aussi over-the-top que le style décalé des personnages et surtout de leurs Persona.


2… subtile

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Jusque dans la jaquette, ce jeu joue la fourberie.

Ce jeu que j’ai plébiscité des milliards de fois déjà est une descente aux enfers psychologique déguisée en shooter militaire de base. Le seul petit indice qui puisse avertir le client, c’est cette manière qu’a le héros de se désintégrer en sable dans la partie basse.

Excellent visuel, rien à redire.


1… royale

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Le logo. Doré. Sur fond noir. Et rien d’autre.

C’est comme si ce jeu était conscient d’être le plus grand de tous les temps.

Une audace qui me rappelle tous les jours la jaquette du plus grand album de tous les temps, tiens…

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