Grace Kelly Blues

Cette chanson merveilleuse d’Eels, derrière des airs simples, presque banals, cache un message d’une force rare.

C’est une ode aux personnes que la vie a privés de leurs rêves mais qui font en sorte de continuer – c’est-à-dire, finalement, tout le monde.

Qu’il s’agisse du rêve de devenir astronaute, de poursuivre une carrière d’actrice, d’avoir un toit sous lequel dormir, de présenter l’amour de sa vie à un parent que l’on n’a plus…

Ce qui est d’autant plus appréciable dans cette chanson, c’est qu’elle ne fait que raconter une tranche de vie, une pensée, de chaque personnage qu’elle évoque.

Ce qui la rend très ouverte. Une fois le message compris, on pourrait écrire des milliards de couplets, en hommage à tous ces piétons du boulevard des rêves brisés.

Hier, un de ces « couplets additionnels » m’est venu :

The girl in her bed can’t seem to get any sleep

She looks at her hand and tries her best not to weep

Remembering the last time she played the violin

She thinks of her lover, and she keeps smiling

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