TFGA #15 – Les Jeux de Votre 2015

TFGA est un exercice mensuel proposé par Alex Effect à tous les amoureux de jeux vidéo, qui consiste à dresser un Top 5 sur un thème imposé. Son article liste toutes les contributions du mois.

2015 aura été une année de surprises pour moi, en ce qui concerne les jeux vidéo, du moins. Un événement franchement inattendu de ma vie m’a libéré une quantité colossale de temps libre qui m’a permis de m’immerger dans certains jeux bien plus que je n’aurais pu le faire en 2014, ce qui m’a permis d’être surpris, à maintes reprises.

En fait, dans cette liste, il y a 4 jeux qui s’y sont hissés sans que je ne l’aurais prédit au démarrage de l’année. Des jeux qui n’avaient que ma curiosité et qui ont tous eu un impact bien plus fort qu’escompté sur moi, et c’est tant mieux !


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5. Super Mario Maker – WiiU

C’est très simple : à l’annonce de ce jeu, j’étais très intéressé parce que j’adore les mécaniques des jeux Super Mario Bros. qui sont pour moi l’apogée de la plateforme en 2D. La perspective d’un Super Mario Bros. au nombre virtuellement infini de niveaux ne pouvait que me plaire ! En tant que joueur, bien sûr.

Ce qui m’a surpris dans ce jeu, c’est à quel point il rend la création de niveaux amusante, enrichissante. Je ne m’attendais pas à passer plus de temps à créer des niveaux qu’à tester ceux des autres. Vraiment pas. Ce qui s’est passé, au contraire, c’est des sessions de jeu de 4h où je passe une demi-heure à tester les niveaux d’autrui, ce qui me donne une idée que je passe ensuite 3h30 à explorer dans le mode Création.

J’ai même eu une ou deux bonnes idées !

Un autre aspect qui m’a énormément plu dans ce jeu relève du détail. C’est justement le souci du détail, notamment dans le fait de rendre “legit” des aspects de la série Super Mario Bros., même dans des thèmes de jeu dont ils sont absents. Le meilleur exemple pour moi restera la musique du thème Maison Hantée dans le mode Super Mario Bros., qui a eu le bon goût de pousser le maître Koji Kondo à revenir à la composition 8-bit, 30 ans plus tard, pour nous livrer un thème minimaliste qui n’aurait jamais été publié à l’époque, tant la course à la polyphonie était en marche.

Ce genre de détails qui rendent le tout intemporel…


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4. The Vanishing of Ethan Carter – PlayStation 4

Depuis sa sortie sur PC, ce jeu était sur mon radar et cet été 2015, l’attente de sa version PS4 s’est enfin achevée. J’attendais le jeu, par curiosité. J’étais intrigué par son histoire, séduit par ses environnements et curieux quant à son immersion dans un monde sans combat.

Tout ce que je peux vous dire, c’est que mes attentes ont largement été dépassées. Ce jeu est sorti le même mois que le très similaire Everybody’s Gone To The Rapture ainsi que la version PS4 de Journey que j’attendais de pied ferme, et je n’ai aucun mal à lui décerner la palme du meilleur jeu PSN de cet été.

Une histoire aussi onirique qu’oppressante, des décors absolument superbes mais menaçants à explorer, une sérénité désertique mais dérangeante à souhait, un dénouement poétique et une bande son délicatement émouvante, on est vraiment dans les sommets du développement indépendant.


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3. Xenoblade Chronicles X – WiiU

Je n’étais pas sûr d’avoir le temps d’y jouer assez pour pouvoir décemment l’inclure dans ma liste de fin d’année, ce jeu étant sorti au début de ce mois de décembre… Fort heureusement, l’addictivité de ce jeu est largement assez forte pour que, malgré un mois plutôt chargé, j’approche déjà les 50 heures de jeu. J’ai donc déjà une petite idée de ce que j’en pense.

Et j’en pense du bien ! Pas seulement, mais majoritairement, ça c’est sûr !

Xenoblade Chronicles X est le seul jeu de cette liste que j’étais quasiment sûr d’y voir apparaître, son prédécesseur étant en bonne voie pour être mon jeu de toute la décade 2010. Et je ne crois pas connaître de plus grand bonheur, pour un joueur, d’avoir des attentes indécentes à propos d’un jeu, et de les voir satisfaites, voire dépassées, une fois le jeu entre ses mains.

Ce jeu fait ça.

La dernière fois que j’ai joué à un jeu me donnant l’impression d’être un pion oeuvrant pour la survie de mon espèce dans un environnement hostile, c’était Phantasy Star Online Episode 1 & 2, il y a un petit bout de temps. Mais même cette paire de jeux si chère à mon coeur n’avait pas réussi à me donner l’impression d’être un explorateur, un pionnier risquant sa vie pour aider mon peuple à s’insérer dans un monde dont il est étranger.

Ce jeu fait ça.

Aucun jeu ne m’avait donné l’impression que la moindre petite chose que je réalise dans son gigantesque monde ouvert contribue de façon microscopique à l’essor de mon peuple, qu’il s’agisse de ramasser un objet sur le sol, de découvrir une crique inexplorée, de vaincre un animal dangereux ou même de partir à la nage en cherchant à atteindre les limites de la carte explorable.

Ce jeu fait ça.

Seuls les Zelda et Xenoblade Chronicles, premier du nom, m’avaient auparavant plongé dans une ambiance musicale me donnant l’impression que mon exploration de leur monde était un exploit épique en soi.

Ce jeu fait ça.


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2. Splatoon – WiiU

Quand Splatoon a été révélé au public pour la première fois à l’E3 2014, j’avais un bon pressentiment : je me disais que ce jeu apporterait un petit virage artistique à un genre et un style de jeux qui s’enlisent pas mal dans des canons qui datent du lancement de la Xbox 360. Je ne me suis pas trompé, ce qui est plutôt agréable.

Ce que je n’avais par contre pas prévu, c’est qu’il s’agirait du jeu auquel je jouerais le plus de l’année, un véritable vortex qui aspire l’espérance de vie du joueur (j’en suis à 400h… depuis fin mai…).

Fidèle aux bases des plus grand jeux de Nintendo, Splatoon repose sur des mécaniques simples pour proposer un gameplay dont la profondeur ne dépend que de l’ingéniosité de ses joueurs. Ce qui génère un metagame extrêmement évolutif qui nous rend par incrémentation de plus en plus astucieux et nous donne des réflexes et intuitions qui finissent par nous surprendre nous-mêmes !

Ce jeu, c’est vraiment une bonne grosse dose de fun, je vois pas comment le résumer plus succinctement que ça.


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1. Xenoblade Chronicles – New 3DS & Wii

“Quoi ? Mais il a pas encore fini de nous en parler, de ce jeu ???”

C’est vrai, j’ai l’impression d’être un disque rayé depuis ce mois de mars 2015 où j’ai entamé pour la première fois le long périple de Bionis en Mechonis qu’est ce chef d’oeuvre.

Je ne vais pas vous refaire le topo, je pense que ma critique du jeu fait assez bien le tour de la question.

Tout ce que je peux y ajouter, depuis que j’ai refait le jeu (la même année !!!) sur Wii, c’est que l’histoire et les musiques sont encore plus somptueuses la deuxième fois.

Comme je l’ai dit au n°3 de cette liste, ce jeu est en bonne voie pour être mon jeu des années 2010, tout simplement.

Yes, it is that good.

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Ainsi se conclut une année 2015 riche en émotions parce que, croyez-moi, y a pas mal d’autres bons candidats au-delà de ces 5 perles. Et quand je vois ce que nous réserve déjà 2016 (Persona 5Final Fantasy XVShin Megami Tensei x Fire EmblemFire Emblem FatesBravely SecondZelda WiiU, la révélation du Projet NX…), j’insiste sur le n°2 de mon TFGA #14 : quelle époque formidable pour être un joueur !

 

Everybody Hurts

Dear Mommy,

I just wanted to thank you for looking after me so well, even though I’m not born yet. I know you already try harder than Wonder Woman, your back has been hurting for months by now. But I need to ask you a favor.

Warning: it’s about girls.

Because, you see, I will be born a boy, which means that by the time i’m fourteen, the girls in my class will have called me a freak, a pig, a dick and many other things. It’s just for fun of course. Something girls do. So you won’t worry. And I understand that.

Perhaps you did the same when you were young, trying to impress some of the other girls. I’m sure you didn’t mean anything by it.

Still, some of the people won’t get the joke. And funly enough, it isn’t any other boys. It’s some of the girls. So by the time I turn sixteen, a couple of girls will have grabbed my ass when i’m so drunk I can’t even see straight. And although i say no, they just laugh at me. I’m ridiculous, right? If you saw me, Mommy, you would be so ashamed, because I’m wasted.

No wonder I’m raped when i’m 21. 21 and on my way home on a bus with the daughter of a girl you went swimming with. The girl who always told insulting jokes. But they were, of course, only jokes, so you laughed. Had you known that her daughter would end up raping me, you would’ve told her to get a grip.

But how could you know? She was just a girl, telling weird jokes in any case, it wasn’t your business. you were just being nice. But here daughter, raised on these jokes, becomes my business.

Then, finally, I meet missus Perfect, and you’re happy for me, Mommy, because she really adores me. And she’s smart, with a great job and all through the winter, she goes cross country three times a week skiing, just like you.

But one day, it’s stops being so perfect. And I don’t know why. Wait, am I overreacting? One thing I do know: I’m not the victim type. I’m raised to be a strong and independent man. But one night it’s just all too much for her, with work, and the In-Laws and the wedding coming up, so she calls me a dick. Just like you called a boy in middle school a dick once.

Then another day, she hits me. I mean, I’m way out of line, I can really be a pig sometimes but we’re still the world’s greatest couple and I’m so confused because I love her and I hate her and i’m not sure if I really did do something wrong and then one day she stabs me.

It all goes black, even though I have a PhD, a fantastic job, I’m loved by my friends and family, I’m well brought up, nobody saw this coming.

Dear Mommy, this is the favor I want to ask: one thing always leads to another so please stop it before it gets the chance to begin. Don’t let my sisters call boys dicks, because they’re not. And one day, some little girl might think it’s true. Don’t accept insulting jokes from weird girls by the pool, or even friends. Because behind every joke, there is always some truth.

Dear Mommy, I know you will protect me from lions, tigers, guns, cars, even sushi without thinking about the danger to your own life, but dear Mommy, I will be born a boy. Please do everything you can so that that won’t stay the greatest danger of all.


 

The most important word in “Everybody Hurts” is “everybody”.

TFGA #14 – Le Changement, c’est maintenant

TFGA est un exercice mensuel proposé par Alex Effect à tous les amoureux de jeux vidéo, qui consiste à dresser un Top 5 sur un thème imposé. Son article liste toutes les contributions du mois.

Félicitations à Alex pour avoir eu la riche idée de faire succéder au vitriol du mois dernier un petit peu de coton pour panser et penser au positif. Si on joue tous toujours, c’est qu’il y a toujours du bon. Et vu qu’il y a du pire, il y a forcément du mieux.

Alors, quoi de neuf, joueur ?


 

5. Le foisonnement, partie I : les joueurs

S’il y a bien une chose qui me réjouit presque immédiatement quand je visite quotidiennement les sites consacrés aux jeux vidéos auxquels je suis habitué, c’est de voir à quel point la communauté des joueurs est peuplée aujourd’hui. Comme Brel le dirait, ceux qui n’ont pas vingt ans ne peuvent pas connaître l’époque où, même dans une cour de récréation d’école primaire, il était difficile de trouver d’autres gamins qui aimaient les jeux vidéo.

Aujourd’hui, je vais sur IGN.com et j’ai le plaisir de m’engueuler avec des centaines de personnes (parfois totalement stupides) parce qu’on n’est pas d’accord sur l’importance du chat vocal dans un jeu multijoueur en ligne ! Si ça c’est pas du progrès !

Aujourd’hui, je prends le quotidien gratuit dans le train et je vois des articles atrocement ignorants sur la prochaine grosse sortie de la sphère vidéoludique, et quelle n’est pas ma joie de voir que les articles lamentables sur les prochaines sorties musicales ont enfin trouvé de la compagnie !

Aujourd’hui, je vais, comme tous les jours, contribuer un peu à la communauté Genius.com, dédiée aux paroles de musique, mais je vais quand même faire un tour dans son forum Game Genius, PARCE QU’IL EXISTE.

Aujourd’hui, je vais sur twitch.tv et peut-être que je vais vibrer avec les centaines de personnes d’un chat parce qu’un speedrunner va battre un record du monde.

Même l’existence des TFGA témoigne de ça.

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Mon nom est Légion car nous sommes nombreux.


 

4. DLC is not a four-letter word

Le fait de télécharger du contenu additionnel, sur le papier, c’est quand même génial. On se plaint sans relâche des franchises annualisées, des suites faciles et du manque de créativité de certains studios. Eh bien le DLC, à terme (c’est-à-dire quand les éditeurs arrêteront d’en faire n’importe quoi), pourrait mettre fin à ce fléau. En effet, je sens que l’on approche une ère du jeu vidéo où certaines franchises incontournables prendront l’apparence d’une “plateforme” qui sortira une fois par génération, alimentée par la suite par des DLC réguliers.

Regardez Mario Kart 8 et ses excellents packs de contenu additionnel. Imaginez la possibilité d’un Little Big Planet qui sort en même temps que la prochaine PlayStation et reçoit des nouveaux outils tout au long de la neuvième génération. Une version généralisée de ce qu’est World of Warcraft aujourd’hui. Le DLC, ça peut donner vie à ça.


 

3. Le foisonnement, partie II : les créateurs

Forcément, à industrie grandissante, industriels grandissants. On est loin d’avoir fini de critiquer les pratiques diaboliques des plus grands éditeurs du medium, mais fort heureusement, ils se font lentement mais sûrement supplanter par des créateurs plus petits, plus humains, et de tous horizons qui apportent les nouvelles idées que ces financiers de pacotille fuient comme la peste par peur phobique de la moindre prise de risque.

Un exemple tout à fait parlant est le studio indépendant polonais The Astronauts qui nous a sorti, avec ses petites mains, le superbe The Vanishing of Ethan Carter.

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Le foisonnement, ça permet l’émergence de ce genre de pépites, et la liste en est longue comme le bras.

D’ailleurs…


 

2. Le foisonnement, partie III : les jeux

Vous vous rendez compte de l’époque merveilleuse à laquelle on vit, pour un fan de jeux vidéo ? Je parle pour ceux de tous bords, de tous les goûts. Tous les ans, un nouveau FIFA, un nouveau NBA 2K, un nouveau Madden NFL, un nouvel Assassin’s Creed, un nouveau Call of Duty, un nouveau Just Dance… Des jeux vieux de plusieurs années qui reçoivent encore des mises à jour et des expansions (League Of LegendsWorld of Warcraft), et d’autres qui se font rajeunir (The Legend Of Zelda: Wind WakerFinal Fantasy VII). Encore des tas de séries adorées de leurs fans qui sortent des nouveaux opus (Dragon Quest, Donkey Kong CountryMetal Gear Solid (oui bon, c’est peut-être fini…), UnchartedHaloTomb Raider et j’en passe tellement), des jeux excellents qui voient leur suite arriver (Xenoblade ChroniclesBravely DefaultThe Last Of US) et en plus de ça, des dizaines de nouvelles franchises qui se créent, chez les gros (SplatoonHorizon Zero Dawn) et chez les petits (Shovel KnightSteamworld DigUndertale et tellement d’autres pépites indépendantes).

Pour peu que vous soyez un gamer un minimum éclectique et disposant d’assez de moyens pour avoir plus d’une machine, il ne peut pas se passer un mois sans avoir au moins un jeu excitant à ajouter à votre collection. Et bien sûr, le backlog s’allonge de plus en plus, tellement qu’on espère presque une famine pour avoir le temps de revenir sur tout ce qu’on a laissé de côté.

Bien sûr, on observe une prolifération de gamers soit très jeunes soit totalement amnésiques qui vont te dire que telle ou telle console est lamentable parce qu’elle n’a pas un megahit à proposer en Avril 20xx, mais elle n’est pas si loin, l’époque où, des jeux qui nous faisaient tomber de nos chaises, on en avait trois par an.


 

1. Music = Magic

C’est tellement incroyable, le chemin parcouru par la musique de jeux vidéo au fil des décennies. Rendez-vous compte de l’époque où on hallucinait d’entendre des morceaux polyphoniques en 8-bit dans Super Mario Bros., rendez-vous compte de l’époque où il fallait se ruiner chez des importateurs peu scrupuleux pour acheter les musiques de Sonic Adventure 2. Aujourd’hui, les OST sont toutes réalisées avec des instruments organiques, souvent avec orchestre, et parfois disponibles pour 10€ sur iTunes le jour de la sortie du jeu.

Les 12 premières secondes exposent parfaitement ce que je veux dire.

Le marché des OST n’a pas encore atteint l’idéal que j’attends de pied ferme depuis mes 10 ans, mais on n’en a jamais été aussi proche, et ça, c’est fabuleux.

Vous saviez que l’OST de SplatoonSplatune, avait un morceau caché à la fin du CD 2 ?


 

Bonus

On vit aussi à l’époque où il s’est passé ça :