La Crème de la Crème

Bien sûr, il fallait que Kim Chapiron raconte l’histoire consternante d’une petite fille modèle qui se prend au jeu du vice.

Plutôt que l’histoire, forte d’inspiration, d’un mec qui se dresse au-dessus de ça pour s’en sortir dignement.

Parce que sinon, on pourrait pas mettre l’héroïne à poil.

Je vois que son postulat de « La Crème de la Crème » s’applique aussi aux réalisateurs français.

Ce n’est pas en recréant les mêmes situations, en réalisant, caméra au poing, les mêmes atteintes aux dignités des corps et des coeurs d’acteurs qui ont les mêmes âges, qu’on envoie un message positif.

Conclusion : ceci n’est que du voyeurisme.

C’est d’autant plus insupportable que ça vient d’un mec qui a commencé en faisant des clips de rap. Qui voulait porter un autre regard sur un monde dont les media ne montrent que les mauvais côtés . Et c’est exactement l’opposé de ce qu’il fait sur les Grandes Ecoles.

Tu avais le choix entre raconter l’histoire de Tre Styles et celle de Doughboy Baker.

Tu as fait ton choix.

Alors Kim, je te rétorque des mots issus de cet art dont tu viens à l’origine :

On montre les caisses qui crament, et la réussite, on en fait quoi ?

Koma, « Et si chacun… », 1998.

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